Dimanche 25 mars 2007
Un article à l'honneur de Malaussène !
Qu'appelle t'on le bouc-émissaire ? Je ne pourrais donner meilleur définition que celle de Daniel Pennac dans sa saga des Malaussènes (Au bonheur des ogres, La Fée Carabine, La petite marchande de prose et Monsieur Malaussène, que je vous conseille vivement de lire), où Benjamin Malaussène joue inlassablement le rôle de bouc-émissaire, que ce soit dans son travail, dans sa vie privé, ou dans des affaires juridiques tarabiscotées ! Le bouc-émissaire est essentiel à la société. Il est celui sur qui la haine humaine doit se défouler. Le bouc-émissaire est en gros l'être excecrable, emplit de défaut, qui est critiqué à longueur de journée.
Un exemple ? L'Etat... Le plus grand bouc-émissaire que l'on connaisse et qui existe depuis toujours est bien sûr le superieur. Avouez, même vous vous devez trouver que le Président se fout de nous, que les lois sont mal faites, que les ministres ne pensent qu'à l'argent, et je ne sais quelles autres accusations ! De même, la police est l'ennemi de tout citoyen honnête. On ne supporte pas d'être observé, d'avoir des ordres, des contraintes, même si l'on sait que si elles n'existaient pas, on serait le premier à commettre un accident. Malaussène, quant à lui, pour donner un exemple bien concret, démarre dans le bonheur des ordres par vérifier le bon fonctionnement des produits que vend la grande surface où il travaille. Mais son réel travail n'est pas là, en réalité dès qu'un client se plaint d'un disfonctionnement du produit qu'il a acheté, Malaussène est appelé au SAV pour se faire crier dessus, histoire de faire pitié au client de manière à ce que ce dernier retire sa plainte ! Un petit système qui marche très bien... Benjamin Malaussène n'a donc pour travail que celui d'être blâmé !
Pourquoi est-il utile à la société ? Simple : avouez que vous aussi, il y a quelque chose que vous ne pouvez pas supporter et que dès que vient l'occasion de le critiquer, vous lui sauter dessus ! L'humain doit toujours trouver quelque chose à critiquer (notamment les Français, ce doit être une histoire d'éducation, mais les Français trouvent toujours quelque chose pour râler). Sans quoi il risque de devenir insupportable ou de perdre bêtement sa raison de vivre. Rien n'est parfait, heureusement, et il est facile de trouver quelque chose sur quoi se ruer, que ce soit pur la bonne chose ou non. Les caricatures plaisent à beaucoup de monde, exceptés à ceux qui vénèrent ce qu'elles exhibent et ne pense pas un instant qu'un seul défaut puisse exister dans le coeur de leur Berger. Bref, le bouc-émissaire n'est pas fictif et occupe une grande place dans notre société. Le problème, c'est qu'il est souvent mal choisi, et alors que beaucoup d'entreprises seraient à critiquer, on s'occupe à juger bêtement notre gouvernement ou les honnêtes flics. Le bouc-émissaire est un besoin assez regretable de l'être humain il faut dire. Il est encore des choses qui tue l'objectivité, et qui est quasi-impossible à ôter de notre esprit.
Qu'appelle t'on le bouc-émissaire ? Je ne pourrais donner meilleur définition que celle de Daniel Pennac dans sa saga des Malaussènes (Au bonheur des ogres, La Fée Carabine, La petite marchande de prose et Monsieur Malaussène, que je vous conseille vivement de lire), où Benjamin Malaussène joue inlassablement le rôle de bouc-émissaire, que ce soit dans son travail, dans sa vie privé, ou dans des affaires juridiques tarabiscotées ! Le bouc-émissaire est essentiel à la société. Il est celui sur qui la haine humaine doit se défouler. Le bouc-émissaire est en gros l'être excecrable, emplit de défaut, qui est critiqué à longueur de journée.
Un exemple ? L'Etat... Le plus grand bouc-émissaire que l'on connaisse et qui existe depuis toujours est bien sûr le superieur. Avouez, même vous vous devez trouver que le Président se fout de nous, que les lois sont mal faites, que les ministres ne pensent qu'à l'argent, et je ne sais quelles autres accusations ! De même, la police est l'ennemi de tout citoyen honnête. On ne supporte pas d'être observé, d'avoir des ordres, des contraintes, même si l'on sait que si elles n'existaient pas, on serait le premier à commettre un accident. Malaussène, quant à lui, pour donner un exemple bien concret, démarre dans le bonheur des ordres par vérifier le bon fonctionnement des produits que vend la grande surface où il travaille. Mais son réel travail n'est pas là, en réalité dès qu'un client se plaint d'un disfonctionnement du produit qu'il a acheté, Malaussène est appelé au SAV pour se faire crier dessus, histoire de faire pitié au client de manière à ce que ce dernier retire sa plainte ! Un petit système qui marche très bien... Benjamin Malaussène n'a donc pour travail que celui d'être blâmé !
Pourquoi est-il utile à la société ? Simple : avouez que vous aussi, il y a quelque chose que vous ne pouvez pas supporter et que dès que vient l'occasion de le critiquer, vous lui sauter dessus ! L'humain doit toujours trouver quelque chose à critiquer (notamment les Français, ce doit être une histoire d'éducation, mais les Français trouvent toujours quelque chose pour râler). Sans quoi il risque de devenir insupportable ou de perdre bêtement sa raison de vivre. Rien n'est parfait, heureusement, et il est facile de trouver quelque chose sur quoi se ruer, que ce soit pur la bonne chose ou non. Les caricatures plaisent à beaucoup de monde, exceptés à ceux qui vénèrent ce qu'elles exhibent et ne pense pas un instant qu'un seul défaut puisse exister dans le coeur de leur Berger. Bref, le bouc-émissaire n'est pas fictif et occupe une grande place dans notre société. Le problème, c'est qu'il est souvent mal choisi, et alors que beaucoup d'entreprises seraient à critiquer, on s'occupe à juger bêtement notre gouvernement ou les honnêtes flics. Le bouc-émissaire est un besoin assez regretable de l'être humain il faut dire. Il est encore des choses qui tue l'objectivité, et qui est quasi-impossible à ôter de notre esprit.
Par Clem
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Publié dans : Pensées philosophiques
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