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  • : FanBoo, alias Clément, est quelqu'un dont je trouve la vie parfaitement rasoir. Aussi, je viens la foutre sur ce blog ! =p En y ajoutant bien sûr les idées stupides sorties de mon esprit demeuré... Un blog fourre-tout quoi. Un blog ! >< Mais rassurez-vous : aucune photo narcissique ne risque d'y voir le jour ! =D
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Quel jour qu'on est

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Pensées philosophiques

Samedi 16 décembre 2006
S'il y a bien une expression dont j'ai horreur, c'est celle-ci : "T'es mal placé pour dire ça !". Que signifie t'elle ? Que, parce qu'on a un défaut, on ne peux pas dire aux autres qu'ils ont ce défaut. Pourquoi ? Allez savoir. Si vous avez un défaut, vous êtes obligatoirement le seul qui l'a, sauf si les autres pensent que d'autre l'ont également. Si vous dîtes à quelqu'un qu'il a ce défaut, celui-ci vous rétorque que non, puisque c'est vous qui l'avez, et que vous voyez donc tout à l'envers !
Pour moi c'est grotesque, on peut être non-parfait et dire aux autres qu'il ne le sont pas non-plus ! Après tout, il faut bien dire la vérité en face ! Bah, le mensonge regnera éternellement sur cette misérable planète (youhou, Etoile Noire, ça te dirait de passer dans le coin ?) !

Mais là n'est pas le sujet. C'était juste une petite intro pour vous dire le conseil que voici (oui, je sais, c'est pas mon genre de donner des conseils, préférant vous laisser un libre arbitre et un apprentissage par l'experience, mais là je vais faire une exception) : vivez au présent ! Comprennez moi, je suis, comme qui dirait, le "dernier" à pouvoir dire ça (bien que je n'aime pas du tout ce point de vue) car je suis un cas déséspéré de nostalgique visionnaire... Mais vous, ne faîtes pas la même érreur que moi ! Profitez du bonheur quand il frappe à votre porte, ne croyez pas qu'il viendra plus tard ou qu'il est passé ! Je ne dis pas que vous n'avez pas le droit d'être malheureux (quoi que...), mais qu'il ne faut pas regarder derrière soit ou viser trop loin ! Gardez un oeil fixé sur votre situation présente, et rien d'autre (bon, peut-être celle des autres). Ne vous lamentez pas trop tôt (beeeeuh, le climat se réchauffe,n on va tous mourir), ou trop tard (beeeeeuh, je me rappelle il y a sept ans quand j'ai détruit cette si belle figurine d'avion) !
Pour que vous me compreniez mieux, voici les exemples à ne pas suivre (y en a pas trente-six mille, c'est juste moi). Le nostalgique, lui, n'arrive pas à profiter du moment présent car il ne regarde que son passé et répète sans cesse "C'était mieux avant !" (il n'a pas tort, certes, mais c'est pas mal maintenant tout de même). Du coup, il ne s'aperçoit qu'il était heureux que lorsque ce moment est passé (je me souviens de tous ces instant de bonheur où je me languissait mais que je rêve de revivre aujourd'hui). Le nostalgique n'est pas idiot, certes, mais il est atteint d'une triste maladie (cela dit, c'est délicieux la nostalgie, c'est un sentiment si abstrait, si beau, mais tellement triste à vivre) (boouuuuh, ma N64). Une chose qui illustre très bien la nostalgie, n'empêche, et qui me fait bien pleurer tellement c'est beau, c'est the Wind Waker ! Bon, là, si vous ne connaissez pas, je vous conseille de sauter ce paragraphe car vous risquez de mourir d'ennui, vu le peu d'intérêt qui ressort de ce que je vais dire. Le Roi d'Hyrule, grand nostalgique, avec Ganondorf... Qui regrette Hyrule tout autant que moi ! Et pourtant ce Roi donne un dernier conseille aux héros : ne pas vivre pour le passé ! Vraiment très beau cette cinématique. Et quand celui-ci se noit avec son Royaume d'antan, en prétextant pour ne pas venir sur la terre ferme que "Ce ne sera pas Hyrule". Raaah, que c'est beau que c'est beau !
Par contre, une chose sur laquelle le Roi se trompe, c'est quand il dit qu'il faut vivre en regardant son avenir ! Eh ben non, même pas ! Présent je dis, présent ! Car celui qui n'arrête pas d'ésperer pour son avenir risque de ne jamais voir ses voeux s'exsaucer, et donc d'ésperer éternellement, en vain (si, quand il esperera mourir, il sera satisfait, sauf si la mort se résume à un enfer). C'est idiot, sachant qu'il manque bien des choses en ne regardant que l'avenir ! Non, décidémment non, un peu d'espoir, un peu de dispositions pour l'avenir, un brin d'ambitions, et cela suffit ! Il ne faut pas tout miser sur l'incertains ! Moi qui ne rêve que d'être populaire plus tard alors qu'en ce moment je pourrais peut-être me faire quelques amis (mais si ça se trouve, j'en ai même pas besoin, mais ça j'en doute), je ne suis vraiment pas à suivre ! 'Fin bref, vivez au moment présent, je le répète ! Et si vous risquez un truc plus tard, attendez que ce moment soit arrivé avant de geinre (il me font marrer tout ceux qui pleurent parce que dans une dizaine d'année ils seront peut-être au chômage) ! Tenez, une chose qui illustre très bien la position parfaite, c'est dans Monsieur Malaussène ! A un endroit très préçi du livre, Malaussène attend un enfant, a une amie qui éspère montrer un film, des frères qui montent une pièce de théâtre... Que des éspoirs pour l'avenir ! Et pourtant, il est parfaitement heureux, il a des projets, une femme, des activités... Il n'attend vraiment pas le moment où tous ces évènements vont se réaliser et dit qu'il est déjà dans le bonheur absolu ! Et il a bien raison car c'est après que commence ses ennuis, au pauvre Malaussène !

Bref, vous m'avez compris, regardez ni derrière, ni devant vous, mais là où vous mettez les pieds ! Un ch'ti coup d'oeil vers l'avant au cas-où et un regard vers le passé quand vous vous languissez est, certes, utile, mais à consommer avec modération !
Voilà, morale du jour, au revoir chers amis !
Par Clem
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Samedi 16 décembre 2006

C’était une femme charmante. Elle était d’une beauté inégalable. Elle demeurait dans le quartier chic de Paris. Mais sa médiocrité la rendait on ne peut plus malheureuse. Non pas qu’elle voulu des mobiliers en or, mais elle aurai aimé avoir un mari, quelqu’un qui l’aime, la supplie, lui offre des cadeaux. Elle vivait dans un appartement, à Paris, seule, sans compagnie. Elle voyait sa demeure vide, sans l’ombre d’un mouvement. Elle vivait dans la solitude. Si seulement elle avait un homme qui l’accueillerait le soir, qui mettrait de l’ambiance. Elle verrait sa maison en mouvement. Mais elle restait seule. Quand elle préparait le dîner et qu’elle s’asseyait à sa grande table, elle voyait son assiette perdue au milieu de nulle part, un petit plat pour une seule personne, d’innombrables chaises vides, n’attendant que quelqu’un pour s’asseoir dessus. Elle pensait aux dîners en tête à tête, à son mari pressé de manger ses délicieux plats, ou lui l’invitant à dîner au restaurant. Elle avait une grande bibliothèque, remplie de livres terminés ; qu’elle ne toucherait plus jamais. La pièce restait sombre, sans l’ombre d’un mouvement. Les livres étaient poussiéreux et le bois des meubles vieux. Elle ne désirait que voir son mari découvrir la bibliothèque. Lui papoter à l’intérieur. Ou peut-être, voir ses enfants jouer gaiement à l’intérieur. Et elle pleurait chaque jour de solitude, ne pouvant plus supporter son désespoir.

Or, un jour, quelqu’un envoya une petite annonce dans le journal :

Recherche femme brune, yeux bleus, grande taille, du genre sentimentale, aimant les hommes blonds.

Mme Saphyr était toute excitée. Ces termes lui correspondaient parfaitement. Elle allait enfin trouver un homme ! Toute joyeuse, elle s’empressa d’inviter son sauveur… Le soir venu, elle le vit. Il était blond, d’un large torse. Ses yeux noirs étaient d’une beauté remarquable. Son sourire était d’un charme on ne peut plus séduisant. Elle le fit entrer. Il était d’un caractère très sociable. Elle adorait l’écouter parler. Il lui faisait divers compliments. Elle le contemplait amoureusement. Elle était ivre de bonheur, flottant sur un nuage de gaieté.

Les soirs suivants, elle l’invita encore, ne pouvant résister à son charme. Tout se passait bien jusqu’à ce qu’il lui envoie une lettre :

 

Ma chère Danielle,

Je ne puis te voir ce soir car j’ai été atteint d’une maladie très grave. Les médecins ne savent pas encore ce que c’est mais ils disent que je vais sûrement mourir. Il n’y a rien à faire, ou, plutôt, si. Tu peux envoyer, si tu le désires, un don pour les recherches des médecins. La somme doit être colossale mais sans ça, je ne vivrai pas longtemps. Envoie l’argent directement à mon adresse, c’est ici que j’ai souhaité mourir. Et ne me rend surtout pas visite, je ne voudrai pas que tu meure également. Tu auras été la plus belle femme que j’ai connue dans ce monde. Adieu.

François

 

Mme Saphyr était sinistrée. Son homme, à elle ! Elle ne voulait pas le perdre, elle se jurait qu’elle ne le perdrait jamais. Elle lui envoya immédiatement une grande part de sa fortune.

Il continua à lui écrire, précisant que son état s’aggravait de jour en jour. Alors, folle d’amour, elle lui envoyait de plus en plus d’argent. Il comptait plus que tout au monde. Elle vendit ses biens, tout ce qu’elle avait de plus chère. Elle essayait même de travailler dix fois plus de façon à gagner le plus d’argent possible pour l’offrir à son bien-aimé. Elle changea de loyer, pour redonner l’argent du précédent dans l’espoir de guérir son homme. A un moment donné, elle n’eut plus de nouvelles. Alors elle comprit que tout était perdu. Elle avait vieilli, sa beauté avait disparu. Epuisée, elle était laide à en avoir pitié. Elle vivait dans la plus grande misère. Plus personne ne voudra d’elle comme femme… Plus tard, elle le revit dans le journal. Il était en ce moment même à Marseille.

Par Clem
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Dimanche 14 janvier 2007
Aujourd'hui, il est très difficile d'être objectif.
Paf, à peine ai-je dis cette phrase que des centaines d'internautes passant sur ce blog (c'est à dire, une personne ou deux au plus grand maximum) se disent "Moi je le suis, objectif !". Ne mentez pas : vous ne pensez pas avoir un avis modifié par la mode, presse, habitudes ou les autres ? Oh non, pour vous c'est sûr, votre avis est bel et bien le vôtre, vous êtes difficilement influencable !
Eh bien, pour ne pas être impoli, je dirais que vous avez peut-être raison... Mais il est également possible que non !
En éffet, ne pas être objectif partout ne signifie pas suivre la mode et faire comme tout le monde, loin de là ! En réalité, il faut regarder les choses en face : de nos jours on se base sur nos préjugés, le goût des autres et la marrque pour donner son avis !
Un exemple ? Bah déjà, je n'aime pas le rap, et la plupart du temps, quand j'en entend, je suis "Pwah, quelle laideur, abo-minable, musique moderne de merde !". Mais m'est arrivé au bout d'un moment de découvrir qu'en réalité, je n'étais pas du tout franc avec moi-même ! Eh oui, il ne faut pas croire, on se ment beaucoup plus à soi-même qu'on ne se l'imagine ! Déjà, être persuadé que jamais de sa vie on ne s'est menti à soi-même, c'est être victime de nos mensonges ! Tout le monde s'est déjà menti au moins plusieurs fois ! Tout le monde a eu des avis pas du tout naturel ! Pour faire un autre exemple, je vais avouer que j'ai tendance à détester tout ce qui est à la mode. C'est très stupide, je sais, ça se base sur "Le monde n'est rempli que de moutons stupides", mais c'est d'instinct que j'ai chopé ce point de vue. Et quand un film est apprécié par de nombreuses personnes, genre djeun'z, accro de la mode, type qui ne vénère que Siderman, j'ai tendance à avoir un mauvais oeil sur ce film ! Et ben j'ai noté que mes préjugés sont souvents infondés. Ceci ne m'est pas arrivé qu'à moi, mais aussi à une amie de ma mère qui critiquat les Choristes (une merveille cinématographique) sans même l'avoir vu car il était bien trop populaire pour être bon et elle le comparait ainsi à l'Instit (qui lui, doit être un téléfilm moyen je suppose). Les préjugés sont partout ! Du môme qui, après avoir gouté un plat qu'il disait détester sans même avoir goûté, se persuade lui-même que c'est dégoutant juste pour avoir raison alors qu'il devrait adorer ça, jusqu'au type qui se dit anti-CPE sans savoir ce que c'est le CPE mais qui trouve que c'esst mal juste parce que tout le monde le dit !
On ne se rend pas compte quand on est parfaitement de mauvaise foi, c'est le principe du mensonge ! Un anti-Dysney n'aimera pas Monstre et Cie, même s'il a ris durant toute la séance, car il savait avant même d'avoir vu le film son avis, et s'il aurait aimé, son instinct de "j'avais raison" lui souffle que le film était parfaitement nul et qu'il n'a pas du tout apprécié l'humour. Et il y croie, le bougre, il voit négativement Monstre et Cie alors qu'il a passé un moment formidable !

Mais je ne vais pas m'attarder sur le principe du mensonge à soi-même. Ce que je voudrais dire, c'est qu'avec toutes ses informations qu'on a pas la télé, radio, Web, presse, communication, mode, etc... On devrait se poser chaque jour "Est-ce mon réel avis ?". Voilà une grande qualité qu'on ne trouve plus beaucoup aujourd'hui : changer d'avis ! On a tendance à rester entêté, à ne pas écouter l'autre, à répéter sans cesse des illusions que l'on se fait. Mais jamais, non, jamais ne nous vient à l'esprit la question "Et si j'avais tort ?". C'est vrai quoi, et si depuis le début on ne racontait que des âneries ? Si depuis le début la réalité était tout autre que nos dires ? Vous êtes vous déjà posé cette question ? Ca ne vient pas souvent à l'esprit de se dire que les autres sont plus intelligents que vous, ça n'arrive pas à beaucoup de gens de se dire qu'ils sont un peu con en ayant tout de même une bonne image de soi. Orgeuil et hypocrisie, voilà deux grands défauts de l'humain ! Oh, je ne critique rien du tout, pour moi c'est naturel comme comportement, et je suis tout comme vous humain (à moins que vous soyez poisson ? Dans ce cas je suis enchanté que vous ayez réussi à établir une communication avec nous et j'aimerait en savoir un peu plus sur votre vision du monde) et porte ces même défauts !
Mais voilà, il ne faut pas se lamenter sur notre sort et se dire ceci : si l'on désire être objectif, on le peut ! C'est ici que je veut en venir, parler de l'objectivité absolu que l'on a tout au fond de nous et que l'on peut libérer ! Si si, à Paris il y a un sorcier Marabou qui... Oh, et bien sûr, il y a une manière beaucoup moins chère et toujours éfficace ! Il s'agit de peser le pour et le contre. Surtout le contre en fait. Réfléchissez bien à l'avis qui est tout à fait opposé aux votre et trouvez donc les raisons de ce point de vue. Evidemment, il ne faut pas tomber dans le piège de changer bêtement d'avis alors que l'on avait réellement raison ! Il faut savoir se poser lka question "Et si j'avais tort ?" sans pour autant ne pas se prendre au serieux. Ce que vous dîtes est très bien, seulement, ceux que les autres (vous savez, les méchants imbéciles qui ne sont pas d'accord avec vous) disent est tout aussi serieux et ils ne faut pas prendre leurs dires à la légère ! Réfléchissez, pourquoi peut-on trouver que untelle bouse est bien, untel film excellent est mauvais (car on dit souvent du bien du bien d'un Disney/Harry Potter/Luc Besson alors que, en réalité, c'est tout à fait décevant), untel candidat doit-être élu ?
En suivant ce jugement, on doit arriver avoir un brin plus de jugeotte qu'en se basant que sur son opinion et pouvoir ignorer les remarques moutonnismes de certains, la presse trop influenceuse, la pub trop subjective, et la marque trop tentante. Ne pas se fier aux apparences, tel est la règle !
Par Clem
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Dimanche 25 mars 2007
Un article à l'honneur de Malaussène !
Qu'appelle t'on le bouc-émissaire ? Je ne pourrais donner meilleur définition que celle de Daniel Pennac dans sa saga des Malaussènes (Au bonheur des ogres, La Fée Carabine, La petite marchande de prose et Monsieur Malaussène, que je vous conseille vivement de lire), où Benjamin Malaussène joue inlassablement le rôle de bouc-émissaire, que ce soit dans son travail, dans sa vie privé, ou dans des affaires juridiques tarabiscotées ! Le bouc-émissaire est essentiel à la société. Il est celui sur qui la haine humaine doit se défouler. Le bouc-émissaire est en gros l'être excecrable, emplit de défaut, qui est critiqué à longueur de journée.
Un exemple ? L'Etat... Le plus grand bouc-émissaire que l'on connaisse et qui existe depuis toujours est bien sûr le superieur. Avouez, même vous vous devez trouver que le Président se fout de nous, que les lois sont mal faites, que les ministres ne pensent qu'à l'argent, et je ne sais quelles autres accusations ! De même, la police est l'ennemi de tout citoyen honnête. On ne supporte pas d'être observé, d'avoir des ordres, des contraintes, même si l'on sait que si elles n'existaient pas, on serait le premier à commettre un accident. Malaussène, quant à lui, pour donner un exemple bien concret, démarre dans le bonheur des ordres par vérifier le bon fonctionnement des produits que vend la grande surface où il travaille. Mais son réel travail n'est pas là, en réalité dès qu'un client se plaint d'un disfonctionnement du produit qu'il a acheté, Malaussène est appelé au SAV pour se faire crier dessus, histoire de faire pitié au client de manière à ce que ce dernier retire sa plainte ! Un petit système qui marche très bien... Benjamin Malaussène n'a donc pour travail que celui d'être blâmé !
Pourquoi est-il utile à la société ? Simple : avouez que vous aussi, il y a quelque chose que vous ne pouvez pas supporter et que dès que vient l'occasion de le critiquer, vous lui sauter dessus ! L'humain doit toujours trouver quelque chose à critiquer (notamment les Français, ce doit être une histoire d'éducation, mais les Français trouvent toujours quelque chose pour râler). Sans quoi il risque de devenir insupportable ou de perdre bêtement sa raison de vivre. Rien n'est parfait, heureusement, et il est facile de trouver quelque chose sur quoi se ruer, que ce soit pur la bonne chose ou non. Les caricatures plaisent à beaucoup de monde, exceptés à ceux qui vénèrent ce qu'elles exhibent et ne pense pas un instant qu'un seul défaut puisse exister dans le coeur de leur Berger. Bref, le bouc-émissaire n'est pas fictif et occupe une grande place dans notre société. Le problème, c'est qu'il est souvent mal choisi, et alors que beaucoup d'entreprises seraient à critiquer, on s'occupe à juger bêtement notre gouvernement ou les honnêtes flics. Le bouc-émissaire est un besoin assez regretable de l'être humain il faut dire. Il est encore des choses qui tue l'objectivité, et qui est quasi-impossible à ôter de notre esprit.
Par Clem
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Mercredi 4 avril 2007
Connaissez vous le jeu Othello ? Un jeu très sympathique ! Prenez un plateau carré de plusieurs case. Un échiquier si vous voulez, mais avec toutes les cases vierges ! Au centre de ce carré, un quarré composé de quatre cases. Un pion noir en haut à gauche et en bas à droite, et un pion blanc en haut à droite et en bas à gauche. Un joueur prend les pions noirs, l'autre les blancs. Les noirs commencent. Le principe ? En fait, il faut poser ses pions sur le plateau (il y a autant de pions dans le jeu que de cases), de façon à ce que, au final, les pions de sa couleur se retrouvent plus nombreux. Ce que je n'ai pas préçisé, c'est que les pions sont noir au recto, et blanc au verso. Ce qui veut dire que l'on peut les retourner ! En fait, il faut poser son pion au bout d'une ligne de pion adverse, touchant à l'extremité un de ses propres pions, afin de retourner tous les pions de cette ligne, de façon à rajouter de ses propres pions sur le plateau. Le jeu prend fin lorsque le plateau est entièrement recouvert, où lorqu'il s'avère qu'un joueur n'a plus un seul pion sur le plateau. Le gagnant est celui qui se retrouve avec le plus de pions posés. La difficulté du jeu vient par le fait que, lorsque vous gagnez et que vous avez infiniment plus de pions de vôtre couleur sur le plateau, l'adversaire peut alors facilement retourner tous vos pions sans que vous, vous ne puissiez faire aucun geste, vu le peu de pions adverse que vous pouvez retourner. C'est quand on croit mener le jeu que l'adversaire peut nous avoir. Le truc, c'est de tâcher de mettre le minimum de pion et de se contenter des toutes petites lignes, de façon à ce que l'adversaire ai beaucoup de ses pions sur le plateau, de façon à tous les retourner d'un coup vers la fin !
Où je veux en venir ? A une métaphore. L'optimisme est une de mes qualité, je ne le cache pas. En fait, il suffit de retourner chaque élément nuisant à votre bien être pour l'user comme un atout ! Ah, vous voyez où je veux aller. Le bien est représenter par le blanc, le mal par le noir. Le noir commence, désolé. Chaque chose peut-être usée intelligemment, et se lamenter en clamant "Pourquoi, pourquoi" n'arrange jamais rien ! Se plaindre n'amène à rien, il faut faire en sorte que ce noir devienne blanc !
Un exemple serait la nouvelle de Buzzati : "Quiz au travaux forcés" ! Buzzati fait de ces nouvelles pleines de paradoxes que j'apprécie particulièrement, et je regrette que cet auteur ne soit pas connu. Quoi qu'il en soit, cette nouvelle est très intéressante. Elle raconte un bagnard, dans une prison très spéciale. En fait, dans cette prison, chaque prisonnier à le droit de s'exprimer devant le Peuple, pendant quelques instants. Si le Peuple l'applaudit, alors il est libéré. Ceci peut paraître gracieux, mais en réalité c'est d'un sadisme des plus total ! Car en éffet, on ne sait déjà pas quand est-ce que l'on va être mis devant la foule. On peut nous mettre devant la foule autant cinq minutes après notre arrestation qu'au bout de décennies. Du coup, les prisonniers ne cessent de stresser, de se préparer. Personne ne se parle, pour ne pas réveler son "truc" (car si tout le monde se met à l'utiliser, le public sera lassé et ça risque de ne plus marcher quand viendra notre tour). Et le public... Ce n'est pas des personnes serieuses qui vont là pour réflechir sur le sort du condamné... C'est la foule, qui vient se détendre, passer un bon moment. Et qu'est-ce qu'ils voient ? Un pauvre gars qui n'arrête pas de se plaindre et de gaindre sur son sort ! Alors, hein, le public il s'en contrefout de lui, tout ce qu'il fait c'est se moquer de lui, le pointer du doigt ("oh le bagnard")... Jusqu'ici, personne n'est jamais sorti de prison à l'avance... Le peuple est ingrat, cruel ! Que fait notre héro quand vient son tour ? Déjà, le public ne lui laisse pas la parole, ne l'écoute pas, et continue à parler bruillamment. Au lieu de crier pour se faire entendre, il laisse faire, il ne dit pas un mot, pas un seul geste. Au bout d'un moment, le public se tait, mais il ne parle pas pour autant. Finalement, c'est un des spectateurs qui lui demande de parler. Alors il leur dit qu'il est parfaitement bien en prison, qu'il n'a aucune envie d'en sortir, et qu'il connait même un passage secret qui lui permet d'aller dans une belle villa où on l'aime bien et où il a même une femme ! Sur ce, il demande au public de ne pas l'applaudir, de le huer haut et fort, comme les autre ! Du coup, le public, quoi qu'il fait ? Gagné ! Il applaudit ! Et en sortant de prison, le héro songe "Je les ai eu, ces salauds !".
Moralité : ntous les éléments qui peuvent paraitre contraignants aux premiers abors, peuvent être utilisés de manière à vous être utile ! Le public, qui veut le malheur du bagnard en face de lui, peut être facilement trompé, retourné, pour devenir une grande aide ! La haine et la méchanceté du public a aidé le héro...
L'optimiste reprend se principe, retourner les pions noirs pour dévoiler leur face blanche. Plus il y en a, plus on peut faire de grandes choses ! A l'inverse, si tout semble trop parfait, il vaut mieux surveiller ses arrières, car tout peut arriver...

On pourrait être tout aussi pessimiste, (les pions blancs cachent des pions noirs), mais après c'est une question de choix. Si pour vous la vie n'est qu'n e suite de gros ennuis, à la bonne heure ! De mon côté, je pense que ces malheurs vous pouvez plus ou moins facilement les contrer, en placant bien votre pion !
Par Clem
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